Découvrir AramonLe patrimoine du village

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> Le patrimoine

L’Eglise de Saint-Pancrace

 Du nom de Pancrace, martyrisé au IIIème siècle à Rome. C’est une église primitive de style roman provençal. elle ne comportait qu’un coeur et un petit clocher à sa construction. Au XIIIème siècle, la nef principale fût édifiée. Au XVIème siècle, l’archidiacre d’Uzès, prieur d’Aramon, Etienne Julien, fit construire le clocher pointu sur le chevet et réhausser le clocher carré au dessus de la façade supportant l’horloge.

Au XVIIème siècle, son successeur gédéon de Faïn de Pérault fit construire la nef de gauche et les chapelles latérales puis fit abattre la vieille façade pour en reconstruire une autre. Dans cette façade s’ouvre la porte principale précédée de marches en forme de perron, encadrée de deux colonnes avec niches pour statues et surmontée d’un oeil de boeuf. Les deux statues sont des copies des originaux qui datent de 1669 et qui sont à l’intérieur dans la Chapelle de l’Assomption.

On remarque un bandeau noir au-dessus du portail latéral. C’est une litre funéraire qui fut peinte avec les armoiries de l’archidiacre de Faïn de Pérault à sa mort. Sur ce portail, une statue de la vierge à l’Enfant avec un blason et l’inscription “Posuerunt me custodem”

 


 

Le quai

 Le quai s’étire tout le long du village qu’il protégeait des inondations dévastatrices du Rhône qui coulait à ses pieds. Jadis digue de terre, puis rempart, cette protection fut remaniée à plusieurs reprises mais son aspect actuel date de 1864. Suite à la construction du barrage de Vallabrègues et à l’endiguement du Rhône, la branche du fleuve qui passait devant Aramon a été asséchée en 1970. De protection, le quai est devenu une agréable promenade.
On remarque sur la pente empierrée qui descendait vers le fleuve, des anneaux en acier à différentes hauteurs auxquels s’arrimaient les bateaux en fonction du niveau des eaux.

 


 

Les Halles

 Bâtiment construit en 1595 comme atelier de maréchal de forge, il devient en 1642 la boucherie du village. Reconstruit en 1742 en pierres de daille par J-P Meynier, maître maçon d’Aramon, on peut lire sur le fronton la date de 1766 et le nom des consuls.

Il s’agit désormais de l’Office du Tourisme du Pont du Gard.

 


 

La porte de Montfrin

 Entrée ouest du vieux village, c’est l’une des 8 portes de la ville. A sa construction en 1774, la porte était fortifiée et l’on y accèdait par un pont levis remplacé par un pont de pierre en 1771. La restauration complète de cette porte date de 2008.

 


 

Rue Pitot

 Du nom d’Henri Pitot, personnage célèbre né à Aramon, la rue Pitot traverse le centre ancien d’est en ouest et s’appelait auparavent la “rue de la ville”, les principaux commerces du village s’y trouvant. Elle est bordée de belles maisons de pierres à l’architecture remarquable et emprunte l’ancienne voie romaine.

 


 

La maison Girard (nom du propriétaire)

 A l’angle de la rue Pitot et du passage de Laudun, c’est l’une des plus anciennes maison du village puisque sa construction date de 1498. On y remarque une façade en encorbellement et une moulure torsadée Louis XII très rare.

 


 

La maison natale d’Henri Pitot

 Le célèbre Henri Pitot y est né en 1695. La maison est surmontée d’une tourelle d’oû il observait les étoiles. La plaque en façade a été posée par l’Armée de l’Air en 1995 pour célébrer les 300 ans de sa naissance.

 


 

Hôtel de Forton

 Cet hôtel du début du XVIIème siècle a ppartenu à Vigile de Forton. Il a été acheté en 1783 par la commune pour y loger le curé et organiser des réunions. Il devient l’hôtel de ville jusqu’en 1977. On peut remarquer la porte d’entrée, la tourelle en encorbellement, l’ancée médiévale du toit avec une chimère en bois à tête de crocodile et écailles de poisson. 

 


 

Hôtel de Jossaud

 Au fond de la place la belle façade de l’Hôtel de Jossaud, vieille noblesse de robe et coseigneur d’Aramon. On remarque la belle porte carrée.

 


 

Hôtel de Posquières

 Hôtel particulier des Posquières (ancien nom de Vauvert), coseigneur d’Aramon, datant du XVIIème siècle. Séparé de l’église par une ruelle, il est surmonté d’une tour au toit couvert de tuiles vernissées. Sur la façade ouest, on remarque la porte carrée typique du XVIIème siècle, la frise renaissance, les vases de fruits de style baroque, au-dessus des fenêtres un boudin et une corniche de caractère italien et un avant toit style médiéval.

Sur la façade sud, une échauguette, les vestiges d’une galerie et des escaliers y conduisant. De l’hôtel part un souterrain, appelé “Saunerie” où l’on stockait le sel qui fit la fortune d’Aramon grâce au péage prélevé sur les bateaux remontant le Rhône.

Les Posquières furent célèbres grâce à François de Posquieres qui après avoir servi le roi sur les champs de batailles se retira à Aramon et créa en 1703 “l’Ordre de la boisson et de la stricte observance” qui honorait les plaisirs de la table mais qui était aussi une société d’entraide pour ses membres. Une plaque a été apposée sur cette façade en 2003 par la Société des Costières de Nîmes en hommage à François de Posquières. 

 


 

La Clastre

 habitation des prieurs dont Etienne Julien et gédéon de Faïn de Pérault. Elle existait déjà en 1478. Sur le mur ouest (côté Hôtel de Posquières) on remarque les traces des boulets tirés par les protestants lors de leur reconquête du village le 5 mars 1563.

 


 

Hôtel de Laudun

 Hôtel particulier de la famille de Laudun, coseigneurs d’Aramon, il est l’un des plus beaux du village. On y remarque particulièrement la porte d’entrée du XVIIème siècle avec la date 1678 et le balcon à balustre. Cet immeuble a été entièrement restauré, ainsi que le portail qui est d’origine.

 


 

Rue des cardinaux

 Son nom évoque la proximité de l’enclave des papes. En descendant à gauche l’ancienne maison des consuls. Au n°5, une belle fenêtre à arc trilobé, puis une façade en encorbellement au n°3. On débouche rue Pitot face à une très belle demeure dite “Maison des Cardinaux”. L’évêque de Lodève Plantavit de la Pause s’y serait réfugié en 1633.

 


 

Place des fours

 Sur cette place se trouvaient les fours banaux du village, propriété des seigneurs et des consuls où les villageois venaient cuire le pain. Un four à pain subsiste toujours. A l’angle de la maison n°22, on peut voir une statue de la Vierge et son enfant.

 


 

Passage de l’encoule

 Cette ruelle, seul accès au Rhône et au port était de ce fait particulièrement protégée. Réaménagée et agrandie, elle révèle à droite derrière un petit portail noir, la sortie du souterrain appelé “Saunerie”.

 


 

Place Choisity

 Réhabilité en 1999 on peut y admirer divers édifices tels que l’Hôtel Choisity, l’Hôtel de Saint Jean et la Tour du Brechet

 


 

L’Hôtel Choisity

 Belle demeure du XVI siècle, devenue en 1595 la propriété d’un riche marchand du nom de Jean Sauvan. Au dessus de la porte, on peut admirer sur la frise de l’entablement deux palmes entrecroisées et des rameaux d’oliviers. Au centre, les lettres JS (Jean Sauvan) et aux extrémités AS (Antoine Sauvan, son fils). La façade présente trois niveaux dégressifs qui se superposent : le rez-de-chaussée, l’étage noble et l’attique. Ceux-ci sont séparés par des moulures s’appuyant sur des consoles placées sur les pédroits des fenêtres. Les fenêtres sont petites au rez-de-chaussée car vulnérables. elles sont spacieuses à l’étage et réduites à l’attique où logeaient les serviteurs.

Sous le toit, on peut voir une rangée d’oves, très en relief. La porte est surmontée d’un fronton cintré encadrant un cartouche posé après coup. L’Hôtel s’ordonne autour d’une cour rectangulaire et dispose d’un vaste vestibule à voûte plate, un escalier à balustres et une salle à manger carrée avec cheminée. 

 


 

L’Hôtel de Saint jean

 Situé face à l’Hôtel Choisity, sa façade est hélas très endommagée mais témoigne d’une grande qualité architecturale. Dans la cour, une petite porte d’angle exceptionnelle.

 


 

La Tour du Brechet

 Elle fut construite en 1617 et faisait partie du système défensif de la Porte d’Avignon (disparue aujourd’hui) qui protégeait l’entrée du village au levant.

 


 

La porte de l’angle

 A droite de l’Hôtel Choisity existe une ruelle qui conduit à la porte de l’angle. Ouverte en 1771, date gravée sur la clef de voûte, elle permettait aux habitants du quartier de sortir plus facilement hors de l’enceinte du vieux village.

 


 

Le château

 Après avoir passé la porte de l’angle, le visiteur arrive sur le boulevard Mirabeau. De là, on peut apercevoir une haute muraille de 12m de hauteur qui faisait partie des remparts protecteurs du château.

Le pont en pierre qui remplaça en 1732 le pont-levis qui franchissait un grand fossé creusé dans le roc. Ce pont, surmonté de crénaux en 1845, relie le château au parc de 7 hectares créé en 1817. 

En revenant vers le centre du village, vous découvrirez une grand portail en fer qui a pour nom la Porte Béague ou Poterne du château. Elle est suivie de la Porte Voltaire et du Portail Matheron (1647). Le château s’ordonne autour d’une tour carrée surmontée de créneaux et d’une tourelle et domine le pays. Henri II fit présent du château à Diane de Poitiers sa favorite qui fut seigneur d’Aramon de 1547 à 1566.

Le château a subit de grands dégâts durant les guerres religieuses et à la Révolution. Des rénovations au XVIII et au XIXème siècle lui ont redonné son aspect d’origine. Il est la propriété de la famille de Sauvan d’Aramon depuis 1653.

 


 

> Le petit patrimoine

Ancien château d’eau

 Quartier Saint-Martin

 Réhabilité en 2013 par l’équipe du chantier d’insertion, l’ancien château d’eau est situé au départ du sentier des Capitelles. 

 


 

Tombeau d’Eugène Lacroix

 Construit en 1929, ce tombeau est celui d’Eugène Lacroix (1841-1929). Né et mort à Aramon 15 mars 1841, 28 avril 1929. Agriculteur. Poète provençal et français. Œuvre : Lou Mistrau. Li Cevenou. L'Aigi boulido (1896), Lou vin cuie. Lauréat du "Félibrige de Paris" (1901) Charadisso sur l'imprimerie. Li Crouquignols. A publié plusieurs œuvres en français. Collaboration ; "La Mandoline" (1893-94)

Le tombeau est situé dans le cimetière communal Sainte-Marthe. De plan carré imitant l'architecture d'un temple antique avec fronton, corniche et entablement. La construction est comprise sur une aire fermée par une grille en fer forgé. L’ensemble en pierre de taille calcaire est plaqué de décors de terres cuites finement gravés sur la façade et les faces latérales. De nombreux décors sont visibles : ornements géométriques et figures humaines. En façade, un arc en plein cintre finement mouluré ouvre le caveau, il est fermé par une porte en fer forgé ornée de décors géométriques. Un fronton surligné de décors en dent de scie accueille en son centre une sorte de blason ovale gravé d'inscriptions. Deux petits personnages en haut relief le soutiennent. Au-dessous du blason, juste au-dessus de l'arc de la porte se trouve un cartouche également gravé d'inscriptions. Quatre piliers avec chapiteaux sont rejetés aux angles de l'édifice. La partie inférieure des piliers est décorés de bandes séparées par une superposition de ronds. Ce décor est surmonté d'un pot.

 


 

Croix de Dunan

 Croix érigée le long de la digue construite vers 1760. La croix de Dunan tire son nom de la proximité du Mas de Dunan. (L’acte d'achat de ce mas par la famille Dunan date de 1801, depuis ce quartier se nomme Dunan.)

 


 

Croix de Gabure

 Croix de chemin située en bordure de chemin. Entièrement en pierre de taille calcaire la croix est placée dans l'axe. La croix en forme de croix grecque est ciselé, les branches vues de côté forment alors une étoile. La partie inférieure de la branche verticale est octogonale et constitue le pied de la croix, sa base est moulurée. La croix repose sur une colonne octogonale, un bandeau de faible épaisseur finement mouluré forme le chapiteau. Le pied de la colonne, plus épais que le reste, est de plan carré. Croix et colonne reposent sur un socle de plan carré taillé dans un seul bloc calcaire où on peut lire l'inscription 1620. .Suite à de travaux de voirie l'assise de l'édicule a été conforté par une langue à la base est en partie bétonnée.

 


 

Chapelle du Calvaire

 Datant de la 2ème moitié du XVIII ème siècle, la construction de la chapelle a commencé avant 1789 : le sanctuaire et ses deux murs latéraux seulement. La chapelle a été achevée en 1851 grâce à l'Abbé Imbert, curé d'Aramon, à la suite d'un jubilé grâce à la générosité des fidèles. Depuis 1851, la messe était dite deux fois dans l'année à la chapelle du Calcaire : le 5 mai et le 14 septembre...Source : Registre de la Fabrique de la Paroisse Saint-Pancrace d'Aramon cité par l'Abbé Louis Valla dans Aramon : Temps Anciens - Administration -Temps Modernes 2e édition Imprimerie de la Charité Montpellier 1906, p.240..."La chapelle a pu être utilisée comme blockhaus pendant la seconde Guerre Mondiale». Yves Reinaud, Service de l'Inventaire Général, 1971.                

 


 

Croix de mission

 Croix de mission érigée le 19 septembre 1852 par l'Abbé Imbert en remplacement de celle en bois érigée en 1824 par l'abbé Hébrard, curé d'Aramon (source : Registre de la Fabrique paroisse d'Aramon)

 


 

Croix de la Chapelle Saint Martin

 Depuis 1802, le chœur des Recollets (ancien couvent d'Aramon) servait de chapelle au "nouveau château". Il y avait même là, à droite de l'autel côté de l'évangile : l'ancien tombeau des Sauvan ; et à gauche côté épître celui des Recollets. Mais en 1887, le nouveau marquis, Camille Sauvan, désirant avoir à Aramon de grandes écuries choisit pour leur emplacement l'ancienne église des Recollets. En conséquence il fit enlever les restes de ses ancêtres et ceux des religieux. Les premiers furent déposés dans un caveau de la chapelle rurale de Saint-Martin, et les seconds, sous le piédestal de la croix qui se trouve au-devant de cette même chapelle. (Source : Abbé L. Valla Aramon 1905 p. 403).Historique du Service de l'Inventaire Yves Reinaud 20 janvier 1971.           

 


 

Chapelle Saint-Martin

 Chapelle funéraire de la famille d'Aramon protégée au titre des Monuments Historiques depuis 1995

 


 

> Espace naturel de loisirs de la Lône

la Lône ou ilôt d’Alfred

 Après des travaux réalisés en 2011 par l’équipe du Chantier d’Insertion, l’îlot d’Alfred dessine un paysage désormais adapté aux loisirs des aramonais et à la détente de tous.

Cet espace verdoyant propose les équipements suivant :

- 5 pontons de pêche dont 2 handipêches ;

- Les promeneurs peuvent déjeuner confortablement grâce à la série de tables et de bancs dédiés au pique-nique mais aussi grâce au barbecue réhabilité

- des toilettes sèches avec accès handicapés

- parcours de santé aménagé