Peut-on brûler des déchets verts (végétaux) dans son jardin ?

Le printemps tout juste installé, il est temps de faire place nette dans les jardins. Peut-on pour autant brûler les déchets verts dans son jardin privé ?

Tout d’abord, petit rappel sur ce qu’est un déchet vert : il peut s’agir de l’herbe issue de la tonte de pelouse, de feuilles mortes, de résidus d’élagage, de résidus de taille de haies et arbustes, de résidus de débroussaillage ou encore d’épluchures.

Le brûlage à l’air libre des déchets verts : c’est interdit !
Au-delà des possibles troubles du voisinage générés par les odeurs et la fumée, ainsi que des risques d’incendie, le brûlage à l’air libre des déchets verts émet de nombreux polluants en quantités importantes dont les particules, qui véhiculent des composés cancérigènes comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) notamment.
Attention, en cas de non-respect de l’interdiction, une contravention de 450€ peut être appliquée pour un particulier (article 131-13 du nouveau code pénal)

Ne brûlez plus vos déchets verts, valorisez les !
Notre commune interdit le brûlage des déchets verts toute l’année, des solutions alternatives adaptées à vos besoins et plus respectueuses de la qualité de l’air existent :
– Le compostage domestique : tonte de pelouse et feuillages peuvent être mélangés avec vos restes de repas et épluchures de légumes pour se transformer en amendement de qualité pour vos plantes. Si vous n’avez pas la possibilité de réaliser vous-même votre compost, le SMICTOM en réalise pour l’ensemble de la population et le redistribue gratuitement plusieurs fois par an. N’hésitez pas à vous mettre en contact avec leur service pour leur remettre vos déchets verts.
– La déchèterie : dans ce cas-là, vos déchets verts seront également valorisés. La déchèterie d’Aramon est à votre disposition du lundi au samedi de 8h30 à 11h45 et de 14h à 17h15

Le saviez-vous ?
50kg de déchets verts brûlés émettent autant de particules que 9 800 km parcourus par une voiture diesel récente en circulation urbaine, 37 900 km pour une voiture essence !
En France, 42 000 décès prématurés par an sont attribués à la pollution de l’air et notamment aux particules fines produites par les activités humaines.